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Pour une meilleure compréhension du parcours proposé dans ce site,
j'invite chaque visiteur à lire chacune des parties extraites du texte "A la Folie..." dans l'ordre. (ou à télécharger le PDF)
Amicalement,
+ Pierre M. +

Mardi 3 juillet 2007

« Car si nous sommes déjà en communion avec Lui par une mort semblable à la sienne,
Nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne. » (Rom 6, 5-6)


INTRODUCTION AU COMPLEMENT 

Le petit parcours spirituel présenté dans le livret « A la Folie… » qui accompagne celui-ci est avant tout un cheminement de foi, et doit être lu comme tel. Il n’a pas la prétention d’apporter une formation véritable sous forme d’étude, mais bien de permettre un cheminement intérieur, avec une progression réelle du début à la fin.

La foi n’est en rien une chose qu’on acquiert, puis qu’on garde, ou qu’on perd, suivant ce que la vie nous réserve. De la même manière que l’amour conjugue l’AIMER et le VOULOIR AIMER, la foi demande de CROIRE et de VOULOIR CROIRE. De la même manière donc que les temps premiers de l’amour demandent une purification, amenant à « vouloir aimer » autant que d’ « aimer », pour ensuite aimer plus parfaitement, il est des temps premiers de la foi, où l’on « croit », et un autre temps de purification, qui demande de « vouloir croire ». Ce temps est celui de la nuit ou des désillusions. Il est celui du dépouillement et de l’abandon. Il peut être un élan du cœur mais bien souvent « s’impose » au croyant.

Il est à ce moment-là important de ne pas douter d’une chose, le cœur, fondement et base de tout le reste : Dieu est Amour. Il m’aime et m’invite à L’aimer en retour, d’une manière plus parfaite.

Commence donc un temps différent de celui de la foi simple du départ, belle mais plus imparfaite. C’est un temps où Dieu se cache à la vue du croyant, dans le but d’épurer la foi de ce qu’elle a de trop orgueilleux. C’est un temps de grande grâce, dans une grande épreuve, à l’image des âmes du purgatoire, ayant perçu Dieu mais qui ne peuvent pas Le rejoindre. Cette absence demande à l’âme des efforts considérables en matière de foi, d’abandon, de confiance… Mais c’est indéniablement ce vers quoi elle doit tendre pour parfaire son intimité avec le Christ.

En ceci, le mystère de l’Incarnation est un grand mystère. Ce chemin de dépouillement n’a pas le péché originel ou même actuel comme cause première. La cause en est plus profonde. Nous pouvons l’affirmer car il s’est imposé au Christ Lui-même lors de la Passion, alors qu’Il décide de suivre librement la Volonté de son Père pour un déroulement qu’Il ne peut pas désirer, Lui qui est pourtant sans péché. Aussi, nous avons la certitude que ce dépouillement est un vrai dépouillement, que la Passion fut une vraie Passion, et que la situation de Jésus vrai Dieu et pourtant vrai Homme n’a en rien allégé le sacrifice, mais au contraire l’a porté à l’apogée du sacrifice innocent : c’est une souffrance et une mort toute entière par Amour, sans que celles-ci soient facilitées par la condition divine. Car avant tout, c’est une mort complète du Christ à Lui-même, qui passe par cette souffrance de l’âme. Le Christ sur la croix ne peut donc qu’être Dieu fait Homme, de même que Celui qui a vécu la Passion, et qui est ressuscité !

Car dans cette perspective de mort à soi-même, il serait incongru de la séparer de la Vie qui en jaillit. Cette Vie est toute nouvelle, pure et parfaite : elle donne le vrai bonheur. En séparant cette Vie nouvelle de Dieu et cette mort intérieure, nous ferions de cette dernière un masochisme, un reniement de soi, une absurdité, dont la seule récompense ne serait que de pouvoir dire « Je l’ai fait » sans percevoir que justement nous sommes encore loin de ce que Dieu désire pour nous. Par ailleurs, n’y parvenant que par amour, « l’avoir fait » ne serait qu’une illusion.

Rejoindre le Père, et petit à petit, désirer la Volonté du Père, c’est là où Dieu nous attend et qui demande ce dépouillement, véritable celui-là, qui part de la réciprocité de ma relation à Dieu, et m’oriente vers les autres. Ce sont les deux dimensions de l’essence de Dieu, et de la foi, que la symbolique de la croix, ou encore du sang et de l’eau, nous révèle de Dieu. La croix qui se tient droite par sa poutre verticale, dans une pleine relation à Dieu, et soutient la seconde poutre, toute horizontale, tournée vers les autres. C’est encore ce sang (Amour de Dieu) et cette eau (Parfaite humilité) qui jaillissent du cœur de Jésus au moment même de son dépouillement le plus total.

C’est tout un programme où seul un cœur libéré peut aller, acceptant de retirer chacune des composantes du vieil homme pour revêtir l’homme nouveau.


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Par Pierre - Publié dans : A la Folie... - Complément
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